Un coup de dés jamais n'abolira le hasard

Un coup de dés jamais n'abolira le hasard

Résumé

A la fin de l'année 1897, soit quelques mois avant sa mort, Stéphane Mallarmé publia dans la revue Cosmopolis (fondée par Fernand Ortmans) Un coup de dés jamais n'abolira le hasard. Après des années de vie parisienne, ayant côtoyé la crème artistique, et avant-gardiste de la capitale, Mallarmé s'était retiré dans la vallée de la Seine pour se dédier à une grande oeuvre. Lui, qui avait su se libérer de cette nostalgie des êtres chéris perdus, qui submergeaient ses premiers poèmes ; lui, qui avait su libérer les mots de leur fonction primaire, les laissant désormais simplement se suggérer au gré du chant ; voici qu'il s'attelait à les libérer de ces pages trop étroites. Ainsi, Stéphane Mallarmé libéra la typographie des contraintes. Comme en musique - car c'est bien une partition qui s'offre à nous -, le poète a alterné les césures, les suspensions, et les blancs pour laisser place aux images naissantes. Dorénavant, le poète fera sien du cercueil où seront renfermés ses vers vivants. Telle une longue phrase lancinante, qui s'épanouit au gré des pages offertes à elle, et où les mots s'exhibent comme des dessins, imprégnant le blanc du papier de leurs pattes anthracite, Un coup de dés jamais n'abolira le hasard annonçait une régénération de l'oeuvre du poète, dont le parfum nous embaume toujours. © Mazeto Square.

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  • EAN 9782919229291
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 32 Pages
  • Longueur 21 cm

Série : Non précisée

Stephane Mallarmé

Stéphane Mallarmé est né à Paris, dans le 9e arrondissement, le 18 mars 1842 et mort le 9 septembre 1898 à Valvins (Vulainessur- Seine) dans sa maison de campagne, qu'il louait depuis des années, au bord de la Seine et de la forêt de Fontainebleau.ÿIl a consacré sa vie à la littérature qu'il redéfinit radicalement. Décriée et exaltée déjà à son époque, l'oeuvre de Mallarmé est aussi ambitieuse qu'audacieuse, à la fois accusée d'obscurité par le jeune Marcel Proust et admirée par l'avant-garde littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, de Manet à Redon, de Verlaine à Valery. Si Mallarmé est aujourd'hui un classique on n'oubliera pas qu'il dit si bien de lui-même : «j'ai toujours passé pour très-étrange»..

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